
Une méthode existante pour traiter les semences suspectes est en les immergeant dans un bain d’eau chaude prévu pour tuer les insectes et les pathogènes. Ce processus est complexe puisqu’il implique des températures et des temps de trempages spécifiques à chaque type de semence. Le résultat est aussi très complexe puisque des erreurs peuvent subvenir qui auront des conséquences drastiques sur la germination, la vigueur et la viabilité des semences traitées. L’équipement requis est aussi très onéreux, limitant l’accès aux petites fermes locales.
Nous sommes donc particulièrement fiers d’annoncer que les Semences du patrimoine ont reçu un investissement de 133 000$ du Programme d’adaptation des cultures canadiennes (CAAP) pour étudier une nouvelle façon de nettoyer les semences. Appelée la « Boite rayonnante » (Box of Enlightenment), cette nouvelle technologie aidera les producteurs à contrôler les maladies en utilisant la lumière ultra-violette, remplaçant ainsi les traitements qui s’avèrent soit trop chers ou qui ont des conséquences désastreuses sur les semences.
Cet investissement aidera à créer une nouvelle option pour les producteurs de semences et pour les acheteurs pour éviter la transmission de maladies par les semences, utilisant une technologie accessible, peu chère, sécuritaire et facile d’utilisation, et surtout, sans produits chimiques. « Nous développons présentement une méthode de désinfection par les UV spécifiquement adressée aux maladies des tomates, mais nous sommes confiants que cette technique pourra s’appliquer à plusieurs autres types de culture. » dit Bob Wildfong, directeur exécutif des Semences du patrimoine.
Notre scientifique des semences Andrew McLean explique qu’une solution à l’ultraviolet permettra à certaines ondes de lumière naturelle de détruire les pathogènes et leurs spores en laissant la semence intouchée. Cela procure aussi à l’utilisateur une solution de pré-storage, c’est-à-dire que les pathogènes peuvent être retirés avant le rangement ou l’envoi postal et les semences peuvent être ainsi stokées pour de plus longues périodes sans les effets négatifs des traitements au bain chaud. Nous projetons que le prix de cette technologie, pour une ferme en opération, sera moins que celui de l’équipement nécessaire pour le traitement au bain chaud.
Bien que le projet vise avant tout les pathogènes des semences de tomates, les connaissances et l’équipement obtenus nous permettront de continuer à faire des recherches dans les applications de cette technologie pour les années à venir.
L’investissement pour ce projet a été accordé par Agriculture et Agro-alimentaire Canada à travers le Programme d’adaptation des cultures canadiennes (CAAP) qui est délivré par le Conseil industriel de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et du Québec.